Un brainstorming décalé et innovant, épisode 2 : la disruption…

Posté par: Living Lab Sofa

Le Living lab Sofa a décidé de disséquer 4 méthodes de brainstorming innovantes inspirées des méthodes du Design Thinking. Elles ont été utilisées lors du Cnamathon, le hackathon mis en place par le Cnam en Grand Est. Présentation de ces outils transposables en formation, et enseignements à en tirer. Après l’épisode 1 « les irritants », l’épisode 2 : la disruption…

La disruption, ou le brainstorming inversé
Souvent moquée par les humoristes, la notion de disruption peut s’avérer pertinente en formation. L’idée d’une rupture, d’une cassure avec ce qui existait avant n’est pas uniquement un concept de marketing ou publicitaire. Elle peut aussi s’appliquer dans le cadre d’une séance de brainstorming où il s’agit d’apporter un point de vue différent, qui se démarque des autres et de générer des idées nouvelles.
Ainsi la seconde forme de brainstorming utilisée dans le Cnamathon était un temps de rupture : la disruption vise à retourner le problème voire à imaginer les pires idées pour le solutionner. Certains qualifient cette pratique de brainstorming inversé. « Cette technique a plusieurs avantages, écrit Aurélien Ferry, le pilote du projet, elle permet de désinhiber un groupe, d’éviter l’autocensure, d’évacuer la pression de la « bonne idée », et de générer en peu de temps des idées par le rire et l’absurde. Elle permet de sortir des schémas traditionnels de réflexion et de proposer des solutions irréalistes et grotesques »*.

Déroulement et exemples
L’animateur liste une ou plusieurs problématiques et les participants proposent les pires solutions pour imaginer des solutions acceptables, réalisables et tangibles. Puis les participants choisissent l’idée la plus réaliste.
Par exemple si la problématique de départ est le manque de nourriture, la disruption peut être de cultiver en ville. La solution sera alors la ferme verticale.

Extrait du guide réalisé par le Cnam en Grand Est pour le Cnamathon à destination des faciltateurs (A. Ferry)

Intérêts en formation

La difficulté du brainstorming réside parfois dans la prudence des participants, leur hésitation à sortir des idées convenues, attendues, politiquement correctes. En ayant recours à ce temps de rupture, on libère la créativité et on génère réellement de nouvelles idées.

*Extrait du guide réalisé par le Cnam en Grand Est pour le Cnamathon à destination des faciltateurs (A. Ferry)

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