Quel changement de pratiques pédagogiques pour les formateurs après le confinement ?

Posté par: Living Lab Sofa

Le confinement terminé, le Living Lab a interrogé par questionnaire des enseignants du Cnam sur la manière dont ils ont vécu la continuité pédagogique. Sofa a recueilli une centaine de témoignages de formateurs* sur le passage du présentiel au distanciel, mais aussi sur leurs besoins d’accompagnement et de formation. Extraits des résultats de l’enquête.

Un changement de pratiques pédagogiques

A posteriori, les formateurs expriment un vécu plutôt positif de la continuité pédagogique. Les deux tiers estiment qu’elle s’est « plutôt » ou « très bien passée » quand un tiers juge que c’était « difficile » ou « très difficile ».

L’enquête montre que la totalité des répondants impactés ont modifié leur manière de faire cours à cette occasion. Et 68% estiment avoir mis en œuvre des compétences nouvelles : La maîtrise du fonctionnement de la plateforme Moodle et de la classe virtuelle et des outils de pédagogie à distance, notamment.

Si une majorité des enquêtés se disent prêts à faire des cours à distance désormais, 45% demeurent toutefois attachés au présentiel.

Le rôle du Living Lab dans l’accompagnement

Les formateurs se sont appuyés sur des ressources trouvées sur internet ou sur leurs collègues pour adapter leur cours, mais une partie importante d’entre eux s’est tournée vers les responsables et ingénieurs pédagogiques du Cnam.

Le Living Lab Sofa a joué son rôle dans cet accompagnement.

Se former à la pédagogie à distance

Malgré cela, le besoin d’accompagnement et de formation reste important. La moitié des répondants déclare n’être pas encore très à l’aise avec l’espace numérique de formation. La même proportion ne maîtrise pas totalement BigBlueButton, et 63% ne maîtrisent pas bien la pédagogie à distance.

Il existe donc un véritable challenge pour le Cnam à accompagner tous ces enseignants. D’autant qu’ils ne sont pas toujours disponibles ou volontaires pour se former comme ils le rappellent aussi dans l’enquête. Cela interroge aussi des facteurs tels que l’organisation de la formation, les horaires, les effectifs, la rémunération… autant de freins potentiels également abordés dans l’enquête.
Reste néanmoins que le passage contraint du présentiel au distanciel a amené des formateurs à changer leurs représentations et à se poser des questions sur leur pédagogie, sur l’hybridation des formations, sur l’individualisation des parcours et les formes de remédiation et d’évaluation.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Il est toujours possible de donner votre point de vue en répondant au questionnaire !

* Enquête réalisée au Cnam Pays de la Loire : 108 « répondants » sur 854 envois (soit 12 % de taux de réponse), dont 89 intervenants ont été amenés à faire des cours à distance pendant la crise sanitaire. Ce sont les formateurs les plus impliqués qui ont répondu et cela constitue un biais en terme de représentativité. Toutefois l’enquête renseigne bien sur les formateurs les plus engagés au Cnam.
Vous pouvez accéder à l’intégralité des résultats ici.

  1. Vergnes
    Vergnes
    at //Reply

    Enquête intéressante qui démontre que les cadres de santé formateurs et les directions d’instituts doivent développer de nouvelles compétences multiples tout en maintenant ou renforçant les compétences de base
    Un vrai challenge qui nécessite une vision stratégique et une évaluation des moyens à argumenter à nos tutelles

  2. Francine CASPARI
    Francine CASPARI
    at //Reply

    les formations à distance pour la prise en main de BBB ont été salutaires. Pour autant, je ne suis pas encore à l’aise avec des fonctionnlités avancées. Par ailleurs, faire son cours en distanciel nécessite de rythmer différemment ses cours et d’utiliser d’autres méthodes et outils pour impliquer un groupe à distance, la taille du groupe a d’ailleurs son importance. Je suis preneuse d’échange d’expériences et de conseils. Merci à vous. Francine Caspari

Laisser un commentaire